AROMATHERAPIE >> ARTICLES FLORAISON
 
Les crânes de cristal
 
   
Actualisé le 26 mai 2008 (mise en ligne du lundi 19 février 2007)
La diffusion d'une émission d'Endémol sur TF1 le 5 octobre 2007, montre à quel point cet article et nécessaire.
Nouvelle interview de François Gendron sur France-Infos le 13 mai 2008 (voir en bas de page), à l'occasion de la sortie du film de Spielberg : "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal".
Nouvelle interview de François Gendron sur TF1, au 20 h, le 15 mai 2008... pas du luxe...




Exclusif !

Les "mystérieux" crânes de cristal sont TOUS des faux !
Et la légende qui les entoure n'est rien d'autre qu'une imposture patente.

Des révélations exclusives, détaillées, implacables, par l'un des rares scientifiques au monde ayant les compétences pour "tordre le cou" définitivement à cette légende sans fondement.


Une légende (c’est le mot), a été créée de toute pièce, sur des crânes de cristal.
Goût du merveilleux, mais surtout goût de l’argent, ceux qui sont à l’origine de cette légende sont pour le moins des imposteurs.
Quant à ceux qui la perpétuent, ils sont tout simplement victimes de cette imposture, mais en la véhiculant, ils contribuent à la diffuser, un peu comme les victimes des nombreux hoax (canulars), qui circulent à présent sur le net, et les réexpédient à tout leur carnet d’adresse.
Il faut dire que cette affaire des crânes de cristal a pris des proportions considérables.
Ainsi, des gens traversent des océans pour venir voir celui qui est en possession du Musée de l’Homme !
Au point qu’ils ont dû le remettre en exposition, après l’avoir expertisé comme étant une imposture
(en l’indiquant toutefois dans un texte d’avertissement) !
Il y a même des séminaires (payants), qui sont organisés pour parler de ces crânes et faire monter la « sauce »…
Or il faut le dire haut et fort, il n’a jamais été trouvé un seul crâne venant authentiquement de l’époque aztèque !
Tous ceux connus sont « récents », et ne correspondent en rien à ce que l’on cherche à nous faire croire !

C’est la seule chose de scientifique que l’on peut dire sur ces crânes.
Ci-dessous, voici le travail de fond, effectué par l’un des rares spécialistes au monde, capable d’en parler en connaissance de cause, et ce, sans aucune ambiguïté, je veux nommer le Dr François Gendron, du Muséum National d’Histoire Naturelle, de Paris.


Voici quelques adresses sur le web, pour que vous puissiez comprendre jusqu’où « on » est allé dans le délire :
http://www.dinosoria.com/crane_cristal.htm
http://entite.over-blog.com/categorie-730181.html
http://www.ldi5.com/archeo/crist.php
http://mysteres.du.monde.online.fr/mysteres/index.php?op=newindex&catid=44
http://www.savoirperdu.com/max2007.html


DIMENSIONS POLYSEMIQUES DES OBJETS ARCHEOLOGIQUES :
LES CRANES "AZTEQUES" EN CRISTAL DE ROCHE


Les objets archéologiques produits par les sociétés non-européennes gardent une part de mystère supplémentaire en raison de la distance culturelle qu’ils ont avec nos connaissances et nos fondements culturels. Le cas des crânes « aztèques » en cristal de roche illustre d'une façon originale cet aspect des recherches archéologiques sur les civilisations préhispaniques du Mexique.

Si l’on connaît pour le XVIIle siècle quelques rares collectes d'objets archéologiques des cultures préhispaniques, c'est l'expédition d'Egypte de Bonaparte qui contribuera à l’établissement d'une archéologie scientifique des cultures de l’Antiquité périméditerranéenne.
Quant à l’archéologie américanisme, elle n’a commencé à se développer en France, comme discipline scientifique, il n'y a que 130 ans. Ceci explique peut-être le retard pris vis-à-vis de ses prestigieuses consœurs que sont l’égyptologie, assyriologie ou l'hellénisme.

Dans le dessein de faire connaître aux français les productions matérielles des cultures préhispaniques, une commission scientifique française dirigée par Eugène Boban-Duvergé collecta au Mexique à partir de 1860 des séries représentatives d'objets. L'ensemble rapporté en France fut exposé en 1867 au Ministère de l’Instruction Publique (ancêtre de l’Education Nationale). Cet ensemble comptait déjà 2 petits crânes en cristal de roche, l'un (n°M.H.78.1.216), ayant pour origine "Mexique" (Ht: 19mm x L: 24mm) ; l’autre (N°M.H.78.1.217) ayant pour origine "Pachuca, Et. d'Hidalgo".
A la clôture de la présentation, l’ensemble fut acheté par le collectionneur Alphonse Pinart, ami de Etienne-Théodore Hamy, directeur-fondateur du Musée d'Ethnographie du Trocadéro. Pinart offrit, en 1878, sa collection pour l’inauguration de ce musée. Entre-temps, Pinart avait beaucoup voyagé (Océanie & Amériques) et avait augmenté le volume de sa collection, l'étendant à l'ensemble des cultures archéologiques et ethnographiques des Amériques (don de 3146 pièces américaines et 250 d’Océanie).
Sous le n°57 de la collection américaine (n°M.H.78.1.), est enregistré l'un des objets les plus étonnants de la collection Pinart. Il s’agit d'un crâne humain sculpté dans un bloc de cristal de roche transparent (Ht: 11 cm x L: 15 cm ; pds : 2,750kg). Ce crâne, outre sa présentation permanente dans les salles d'Amériques du Musée de l'Homme, a fait l'objet de plusieurs publications et a été régulièrement prêté pour des expositions temporaires en France et à l'étranger. Mais l'origine de ce crâne reste mystérieuse.
On ne sait ni où, ni comment, Alphonse Pinart en a fait l'acquisition…

En 1898, nationalisme aidant et peut-être pour ne pas être en reste, le Muséum of Mankind de Londres faisait l’acquisition pour 120 Livres anglaises, chez Tiffany’s à New York, d'un autre crâne en cristal de roche. L'origine de ce crâne longtemps présenté comme "aztèque" est aussi floue que celui de la collection Pinart.

Pourquoi a t'on considéré ces crânes comme "aztèques" ?
Le matériau cristal de roche était connu des populations préhispaniques. L’archéologie en témoigne et dans les listes de pierres précieuses du Codex de Florence, on trouve mention du Teuhilotl qui est décrit au paragraphe des gemmes héliaques comme « blanc, très transparent, très claire, certains sont voilés, denses » et « II est extrait des mines ». L'appellation Nahuatl est formée du préfixe
« Teu » qui en composition signifie « divin » et du verbe « iloti » traduisible par « décroître, retourner sur ses pas » ; Teuhilotl signifierait « Le divin décroissant ou le divin qui retourne d'où il vient ». Par les chroniques du XVIe siècle, on sait que l'usage du teuilotl était très codifié. Seuls pouvaient l'arborer les dieux et le tlatoani lors de cérémonies.
Les Informateurs Nahuas de Sahagûn parlent de costumes de danse incluant des labrets en iztacteuilotl (Cf. 1954, LVIII, chap.9, pp.27-28). Quant à la couleur blanche, elle était pour les Aztèques la couleur de l’Ouest, direction où le Soleil se couche mais aussi d’Aztlan, le pays blanc, lieu d’origine mythique de ce peuple. Le blanc est encore la couleur de la vieillesse, des os des morts et du sacrifice humain. Il n'est toutefois pas possible, sur la base de cette maigre description de certifier que le cristal de roche correspond strictement à l'appellation Teuhilotl.

Ensuite, quelle est la place du crâne humain dans la religion nahua ?
A l'époque de l’apparition de ces premiers crânes en cristal de roche, ce qui était le plus connu de la religion nahua est l’usage
« quasi-industriel » du sacrifice humain chez les populations de Méso-Amérique et en particulier chez les Aztèques. Les chroniques du XVIe siècle abondent en détails sanglants sur la pratique, sans toutefois s’interroger sur ses nécessités. Ainsi après avoir eut le cœur arraché sur le techcatl, la pierre des sacrifices, la victime était précipitée au bas du temple où on lui coupait la tête. Cette tête était ensuite percée par les temporaux, enfilée sur une perche et exposée au milieu d'autres sur un édifice cérémoniel, le tzompantli (le lieu des bannières). Elle s'y décomposait doucement au soleil, composant un entassement ostentatoire manifestant le pouvoir aztèque. Le conquistador Andrès de Tapia dit avoir compté 136.000 têtes sur l’un des tzompantli de Mexico.
Par ailleurs une légende mexicaine dit qu'il existerait 12 de ces crânes en cristal de roche caché à l'époque de la Conquête et que le jour où ces 12 crânes seront retrouvés et regroupés ; alors l’empire aztèque renaîtra de ses cendres... Cette légende tintée de romantisme n’apparaît malheureusement pour ceux qui y croît qu’au XIXe siècle, il est donc difficile de lui attribuer une quelconque authenticité.

Objets des anciennes collections, les crânes en cristal de roche du Musée de l'Homme et du Muséum of Mankind s’intégraient fort bien à ce contexte historique de la redécouverte du passé préhispanique. Mais un premier détail ne coïncide pas. Tapia mentionne que les crânes des tzompantli étaient enfilés par les temporaux. Cette technique d'enfilage est confirmée. Lors des fouilles du Temple Mayor de Mexico, les crânes humains découverts étaient effectivement percés de cette façon. Alors pourquoi le crâne du Musée de l'Homme est-il percé verticalement par le milieu !
Autre élément contradictoire, aucun crâne en cristal de roche n'a été trouvé en fouille scientifiquement contrôlée au Mexique à ce jour ; même dans les nombreuses caches à offrandes du Temple Mayor des Aztèques.
Seul Frederick Albert Mitchell-Hedges proclame avoir découvert un tel crâne lors de ces fouilles sur le site maya de Lubaantun au Belize. Il aurait découvert œ crâne le jour des 17 ans de sa fille, Anna, qui le conserva jusqu'à sa mort. Dans le Who's Who de 1928, la notice consacrée à Mitchell-Hedges est éloquente :

Explorateur et écrivain né le 22 Oct. 1882 a dévoué sa vie à l'exploration et à la recherche dans les grandes profondeurs marines en Amérique centrale, dans les Caraïbes et le Pacifique. Nombreux records mondiaux de capture de poissons géants ; a pénétré dans des zones reculées du Panama en 1922-23 où il a découvert une nouvelle race humaine. Plusieurs expéditions au Belize où il a découvert une cité maya...

Sur le site Internet de la The Crystal Skull Society, International (www.crystalskullsociety.org) fondée en 1945 par un New-yorkais du nom de Nick Nocerino fasciné par ces crânes en cristal de roche. Nick explique avoir rencontré Anna Mitchell-Hedges et retracé l’histoire de ce crâne. Selon Anna M-H., après à voir passé 6 semaines à déplacer des blocs et des débris des monuments du site de Lubaantun, le sommet du crâne apparu dans les ruines d'un temple. 3 mois plus tard, la mâchoire inférieure fut découverte dans le même édifice. Les dimensions sont : ht: 5 et 3/16 pouces x largeur: 4 et 7/8 pouces x longueur : 7 et 7/8 pouces ; poids : 11 livres, 13 onces.

Mais des éléments contradictoires ont surpris Nick qui a mené sa propre enquête et découvert qu'un crâne aux dimensions similaires avait été proposé à l’achat en 1936 au British Muséum par un dénommé Burney. D'ailleurs aucune photo du crâne de Mitchell-Hedges n’est connue avant 1943, Anna M-H prétextant que toutes les photos prisent lors des fouilles de Lubantun ont été perdues lors d’un chavirage de la barque au retour de la fouille...

Mais l’histoire ne s'arrête pas là !
Je suis impliqué depuis plusieurs années dans des programmes d'archéologie subaquatiques aux Antilles (Rép. Dominicaine, St-Kitts et Keys de Floride). Ce milieu est riche en chasseurs de trésor et en personnages haut en couleur ou la méfiance, le non-dit et une certaine paranoïa ambiante règne en maîtres. Membre d’une institution nationale, j’ai été consulté il y a quelques années à propos d'une découverte « fantastique ». Un chasseur de trésors américain bien connu que je ne citerai pas, proclamait avoir découvert l'épave d'un galion renvoyé par Cortès en Espagne. A l'appui de ses dires, une chevalière portant les armes du conquistador. La cargaison remontée est effectivement surprenante : nombreux objets colombiens et péruviens en or, céramiques des cultures Nazca, Chancay, Chimu, Lambayeque, lingots d'or espagnols, bijoux européens et des kilos de cristaux d'émeraude, un énorme trésor en apparence. Là où cette cargaison fantastique commence à pêcher par excès, c'est avec la présence de masques funéraires de style aztèque en mosaïque de roche verte, peut-être du jade-jadéite. Ce type d’objets est totalement inconnu en fouilles scientifiquement contrôlées et même dans le Templo Mayor. Mais là où tout explose c'est avec la présence de dix crânes en cristal de roche, quartz rose, améthyste et même un, en mosaïque de roche verte…
La présentation de l'ensemble est faite à grand renfort de publicité et destinée à être vendu très cher aux enchères.

Malgré tous les voyants qui se pressaient au Musée de l'Homme pour continuer d'admirer le crâne « aztèque » en cristal de roche,
il faut se rendre à l'évidence que ce type d’objet n’a aucune antériorité préhispanique. Il s’agit de faux inventés au XIXe siècle pour satisfaire la demande des collectionneurs de l’époque. Concernant particulièrement le crâne du Musée de l’Homme, des indices viennent corroborer mon affirmation. En particulier le fait que le cristal est parcouru de cassures internes naturelles mais là où l’outil des tailleurs a recoupé ces cassures, un jus ferreux a pénétré alors qu'il est absent au cœur de la matière. Ce détail signifie que ce crâne a été taillé avec des outils en fer. Malheureusement ce métal était inconnu des populations préhispaniques avant la Conquête !
Il n'y a donc pas de crânes de cristal de roche authentiques connus à ce jour et les faux de l’épave de Floride ne sont que des copies d’objets inventés au XIXe siècle.


Dr François Gendron
Archéologue américaniste
Département Préhistoire du MNHN, USM-204
UMR-CNRS 5198 "Histoire naturelle de l'homme préhistorique"
EA 3629 "Centre de Recherche en Archéologie Préhispanique"
Anglo-Danish Maritime Archaeological Team scientific member
Vice-président d'ADMAT-France
Institut de Paléontologie Humaine
1, rue René Panhard 75013 Paris


9 mai 2008
Extrait d’un échange indirect en Laurent, un adhérent, et François (Gendron), par mon intermédiaire (Jacques Paltz) :


Laurent : Je crois que l'important est la découverte de la vérité. Il ne s'agit pas ici de nourrir une polémique. Cela ne mènerait nulle part. Si, dans une collection d'objets prétendument authentiques, on découvre et on prouve que certains ou même la majorité de ces objets sont contrefaits, on ne peut pas scientifiquement extrapoler et conclure que tous sont des faux. Peut-être le sont-ils tous, mais ce n'est pas certain, tant qu'on ne l'a pas prouvé.
François : Tout à fait d’accord sur le principe.

L. : Dans tous les domaines, il y a des faussaires qui profitent de la naïveté des gens. C'est bien connu. Mais il y a aussi des gens sincères et honnêtes. Et je ne doute pas du tout que le vous soyez aussi. Mais tout le monde peut affirmer des choses sans en avoir l'absolue certitude, comme je le fais moi-même en ce moment, car je n'ai pas en mains tous les éléments nécessaires à l'établissement de la vérité dans cette affaire.
Ceci dit, j'aimerais apporter certaines informations qui pourraient aider des personnes qui recherchent la vérité. Ces informations concernent uniquement le crâne de cristal de Mitchell-Hedges et aucun autre.
F. : Ce crâne a prétendument été trouvé lors de fouilles en 1917 au Belize (ex Honduras britannique).
Or, il n’y a aucune trace de la découvert de ce crâne à l’époque.
Par contre, il est apparût 30 ans après, soit vers 1947, époque où Hedges a rattaché ce crâne aux fouilles au Belize, 30 ans plus tôt. Ce qui retire toute crédibilité à cette version, car une telle découverte aurait immédiatement été annoncée, ne serait-ce précisément que par souci de valider la découverte (c’est la règle, comme si, lors d’une enquête, on prétendait 30 ans après, avoir trouvé une pièce essentielle sur la scène du crime…). Evidemment, un tel crâne, relié à une légende d’Amérique Centrale, prend toute sa valeur (c’est le mot)…


L. : Si on regarde du côté des peuples indigènes américains, il y a une légende (une légende peut avoir une origine historique), datant de plusieurs milliers d'années qui raconte l'histoire de 13 crânes de cristal qui devront un jour être découverts par les humains. Celle-ci est similaire chez les Mayas, les Aztèques, les Navajos, les Pueblos, les Cherokee et les Sénécas. Cela peut être vérifié.
F. : 13, c'est très peu, on a étudié TOUS ceux "trouvés" à ce jour. Et de 13, la "légende" est passée dernièrement à 52 (cycle du calendrier de 52 ans chez les aztèques). Cela laisse plus de marge aux faussaires…

L. : Le crâne en question fut confié en 1964 à Frank Dorland, un expert dans la restauration des objets d'art, pour qu'il l'étudie. En 1970, ce dernier apporta l'objet aux laboratoires de la compagnie Hewlett-Packard à Santa Clara. Les scientifiques de cette entreprise renommée sont des experts en ordinateurs ainsi qu'en cristaux puisque ceux-ci sont utilisés dans les ordinateurs. Cela peut être vérifié.
F. : Ça aussi c'est un mythe (je devrais dire une connerie, excusez-moi). Le silicium n'est pas le support de l'information. Le silicium n’est qu’un support aux circuits imprimés. Ce sont eux qui supportent les informations et qui eux, ne sont pas en silicium (non conducteur, notamment de la chaleur), mais en or (conducteur).
Lire à ce sujet « L’âge du silicium » de François Fröhlich, du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.
Un expert en informatique, domaine n'ayant RIEN à voir avec ces crânes (la silice est comme le plastique, utilisée en informatique, et alors ?), serait donc plus compétent qu'un spécialiste des civilisations concernées et de la gemmologie ?


L. : Ils découvrirent que le crâne au complet, incluant la mâchoire amovible avait été taillé dans une seule pièce de cristal. Cela peut être surprenant car ce matériau est très difficile à sculpter puisqu'il est presque aussi dur que le diamant et a tendance à éclater. Le morceau de la mâchoire mobile est le même et au même endroit que si la mâchoire et le crâne étaient d'une seule pièce.
Le travail de sculpture est si parfait que les experts estimèrent que pour produire un tel objet avec des outils modernes, cela prendrait au moins un an et qu'il était presqu'impossible de réussir parce que la chaleur, la vibration et la friction des outils causeraient l'éclatement.
F. : Faux, totalement faux ! Parlons de l’échelle de dureté relative de Mohs.
Dans cette échelle le diamant est de dureté 10. Or, le quartz (cristal de roche, variété incolore du quartz), qui forme ces crânes, n’est que de dureté 7. Ce qui est très différent, car ce n’est pas une échelle linéaire.
Pour comprendre, citons le corindon (rubis et saphir), dont la dureté est de 9 dans l’échelle de Mohs, eh bien, le corindon est 150 fois moins dur que le diamant, pourtant évalué à 10 dans cette échelle !
Quant à la taille qui risquerait de faire chauffer et éclater le quartz… Lors de cette taille et de l’abrasion, l’utilisation de l’eau permet de refroidir et de répartir l’abrasif. Aucun problème pour une personne compétente.


L. : Avec leur puissant microscope, ils observèrent qu'à la surface de l'objet il n'y avait aucune évidence d'utilisation d'outils modernes, pas de broutage ni de marques répétitives. Ils en conclurent que le crâne avait été fabriqué à la main ou à l'aide d'un appareil inconnu de nous.
F. : Le grand mot est lâché. Ces spécialistes des ordinateurs, savent mieux que n'importe qui comme on taille du quartz... Spécialiste des gemmes et cristaux, des pierres polies… je peux vous dire que cet argument ne tient pas. A propos, je vous signale qu’au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, on a aussi de très bonnes « loupes ».

L. : De plus, les arches zygomatiques du crâne sont taillées de manière à canaliser dans les yeux la lumière provenant de la base de celui-ci. Elles se terminent en forme de lentilles concaves miniatures qui font que les rayons lumineux se concentrent à l'arrière de la cavité oculaire. Un faussaire n'aurait pas fait cela.
F. : Faux. C'est vraiment sous-estimer les faussaires...

L. : Ce ne sont là que quelques unes des découvertes de ces scientifiques. Cette recherche est détaillée à la page http://www.mitchell-hedges.com/category/the-crystal-skull/ .
Une autre recherche fut conduite par une équipe d'experts en reconstruction médico-légale, composée de Peggy C. Cadwell, collaboratrice au département d'anthropologie du Smithsonian Institute, et du détective Frank J. Domingo, spécialiste à la police de New-York. Ils établirent que le crâne était une copie d'un vrai crâne d'une jeune femme de race mongoloïde. Cette reconstruction aurait été impossible si le crâne avait été une création d'artiste. Cela peut être vérifié.
F. : A lire cela, on pourrait croire qu’ils ont travaillé à partir d’un crâne en leur possession et formellement identifié, d’une jeune femme de race mongoloïde. Or, il semblerait qu’ils ne disposaient que de 2 croquis sommaires et approximatifs, du visage d’une indienne.
Et dire que ce sont les bases de toute cette histoire des « crânes de cristal », qui permet à tant d’imposteurs de faire de l’argent sur le besoin de rêver (bien légitime), de beaucoup d’entre nous.
Par contre, des crânes travaillés avec des outils en fer, alors que le fer n'était pas découvert par les populations censées les avoir fabriqués à l'époque... là, tous les faiseurs de rêves n’en parlent pas.
Désolé, mais il y a dans la nature tellement de choses merveilleuses qui font rêver « pour de vrai », que je préfère m’y consacrer et n’ai aucun scrupule à briser ce qui n’est qu’une lamentable arnaque.


L. : Voilà. Je ne prétends pas posséder la vérité, mais je la cherche. En espérant que ces informations seront utiles. Cordialement, Laurent

JP : Merci à Laurent de nous avoir permis d'avancer dans cette recherche de la vérité. Il est évidemment convié à nous faire part de toute objection fondée, qui pourrait encore faire prgresser cette recherche.


interview de François Gendron sur France-Infos le 13 mai 2008 :
Des œuvres de faussaires
Mais des analyses récentes mettent sérieusement à mal l’origine amérindienne de ces pièces. Au début des années 90, des observations au microscope électronique ont permis de détecter sur la surface de certains crânes des marques droites et parfaitement espacées, preuve de l’utilisation d’une roue de polissage moderne. Celui de Londres aurait ainsi été fabriqué entre 1867 et 1886 par des artisans du sud de l’Allemagne, avec du cristal de roche brésilien.
L’an dernier, le musée du quai Branly a commandé à son tour une expertise aux laboratoires des musées de France (C2RMF). Et là aussi, on est bien loin de cristal maya, aztèque ou olmèque. Car on ne rencontre jamais une telle précision technique dans l’art précolombien, aussi bien dans les cavités des yeux que dans la perforation qui traverse la sculpture verticalement. Cette perforation aux orifices chanfreinés est parfaite : elle fait exactement 3,25 cm de diamètre de chaque côté et quel que soit le sens dans lequel on effectue la mesure.
Autre élément à charge : avant d’arriver à leur destination finale, les crânes de Londres et de Paris sont passés entre les mains du très controversé Eugène Boban Duvergé, un marchand d’objets archéologiques qui connaissait à la perfection les arcanes de la fabrication frauduleuse d’antiquités.
Les explications de l’archéologue et historien américaniste François Gendron (7'59")

Lire l'article de Michel de Pracontal, du Nouvel Observateur (PDF ci-dessous) :
Fichier(s) joint(s) :