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Complété le 2 juin 2008 (mise en ligne le 27 mai 2008)
La guerre des boutons
Nous reproduisons l'intégralité du courrier reçu de ces parents en plein désarroi, courrier particulièrement émouvant.
Ne pouvant pas rester indifférent à leur épreuve, nous voulons aussi attirer l’attention des parents et adolescents sur les dangers potentiels de cette molécule.
Elle n’est pas a seule malheureusement, loin s’en faut…
Photomontage prise sur le blog dédié à Alex Voidey, une des victimes de la « guerre des boutons », si lucrative* par ailleurs.
*Mais n'est-ce pas le but de toutes les guerres...
Monsieur,
Nous nous permettons de solliciter votre attention sur un problème de santé publique que nous trouvons de la plus haute importance. Nous espérons que vous allez pouvoir nous aider, nous et toutes les autres familles touchées par ce même problème nous espérons que votre cœur de parent va parler et qu'ainsi vous allez pouvoir arrêter ce « carnage ». Merci de prendre un peu de votre temps pour lire notre courrier et notre désarroi.
Notre fils de 16 ans (le 05/04/92) a suivi un traitement contre l'acné dont la molécule est l'isotrétinoine* (dérivé de la vitamine A) appelé Procuta® (médicament générique du Roaccutane®, tout comme le Curacne® et le Contracné®) prescrit par notre dermato. Dès le début, il a eu mal un peu partout, son comportement a changé, il est devenu au fil du traitement de plus en plus agressif, s'est isolé, ne riait plus autant qu'avant et très peu souvent, avait des difficultés pour dormir. Puis il a eu la peau et les lèvres qui ont pelé. Il a eu des chalazions avec obligation ensuite de mettre des gouttes dans les yeux pour éviter la sécheresse de ceux-ci. Malgré tout ceci, car nous avions confiance en notre dermato (je la connais pour travailler dans le même cabinet), quand je lui disais qu'il était agressif et en train de changer (d'ailleurs elle ne l'a noté dans le dossier qu'à la fin du traitement), elle me répondait que c'était l'adolescence et nous avons donc continué. Mais l’adolescence a bon dos et j’aurai du suivre ma première réaction quand j'ai lu la plaquette de présentation qui m'a fait énormément peur, mais que la dermato a banalisé en disant que la dépression, les suicides ou les tentatives de suicides cela n'arrivait jamais. Je vous joins un extrait du Vidal.
Pourtant, depuis l'arrêt du traitement au mois d'août, rien ne s'est arrangé, bien au contraire tout a empiré, notre fils va de mal en pis. Comme dans beaucoup de cas, la dépression apparaît plusieurs mois après l'arrêt du traitement. Il a commencé à fumer des cigarettes au début puis il en est venu à la drogue (cannabis) pour essayer de combler son mal être. Il en a fumé tous les jours pendant un mois plusieurs fois par jour. Puis les tentatives de suicide ont commencé. Il s'est ouvert les veines la première fois le 13 décembre. Il nous a avoué début janvier qu'il s'était drogué mais qu'il ne voulait plus y toucher (ce que nous présumions). Comme il parlait de suicide, nous l'avons emmené voir notre médecin traitant le 28 janvier et elle lui a prescrit de l’Atarax et du Déroxat. Puis ensuite, il a pris des médicaments (6 Atarax) ce qui nous a conduit à l'emmener aux urgences le 13 février et à l'hospitaliser. Et alors là, nous nous sommes rendu compte que personne ne connaissait les effets néfastes de ce genre de médicament sur le psychisme alors qu'il semble quand même primordial vu ce qui est inscrit dans le Vidal que les psychiatres devraient être informés de ceux-ci (voir effets psychiatriques). Il a fugué par deux fois car il était placé en pédiatrie et que la pédiatrie est un service ouvert Nous nous sommes retrouvés au commissariat en pleine nuit à dresser un procès verbal pour fugue inquiétante. Au bout de 3 semaines d'hospitalisation, on nous a avoué qu'on avait oublié de lui donner des anti-dépresseurs, mais à ce niveau là ce n'est plus un oubli étant donné qu'il y était entré pour dépression avec tentative de suicide tout de même, ce n'est pas anodin. On nous a ensuite dit au bout d'un mois qu'il était guéri, qu'il fallait lui faire confiance et ne pas cacher les médicaments. Il est donc sorti le 14 mars. Mais le même week-end, il a recommencé en prenant une dose plus importante de médicaments (26 Atarax et ½ flacon de Laroxyl). Il a été de nouveau hospitalisé le 16 mars et là durant son deuxième séjour il est monté sur le toit pour se jeter dans le vide mais heureusement l'éducatrice l'en a dissuadé.
Mais je sais ce que vous allez penser, que cela n'a rien à voir avec ce médicament et que notre fils avait déjà des problèmes psychiatriques avant. Mais il est bien noté dans le Vidal que l'arrêt du traitement n'entraîne pas l'arrêt des troubles psychiatriques. De plus, il était tout à fait sain d'esprit, il avait d'ailleurs vu des psychiatres ou psychologues car c'est un enfant précoce et que pour sauter une classe et être décelé en tant que précoce il faut en passer par là. C'était en enfant enjoué, toujours près à faire des farces, un enfant plein de bon sens et plein de vie. Cette vie qui aujourd'hui lui est devenue insupportable et dont il ne voit qu'une issue : la mort. Nous l'avons placé en institut psychothérapique le 31 mars. Nous pensions être enfin sur la bonne voie, mais pour des raisons que nous ignorons, car on ne nous dit pas tout, il a donné un coup de poing dans un mur et s'est retrouvé avec un plâtre le 09 avril. Le 11 avril, il a fugué pour une raison que nous ignorons encore et c'est la gendarmerie qui nous a prévenu et non le Centre. Le 17 avril, il a essayé de se pendre avec sa ceinture de robe de chambre. Nous sommes tous en train de vivre une horreur, un cauchemar. Imaginez notre douleur et notre impuissance. De plus, pendant un mois, il est convenu que nous ne pouvons ni le voir ni lui téléphoner, aucun contact, ce qui explique peut-être pourquoi nous ne savons pas grand chose. Nous nous sommes rendus compte que les établissements en mesure de recevoir des jeunes en dépression ne sont pas adaptés.
Nous pensons qu'en tant que parents vous pouvez imaginer notre désarroi, notre impuissance et notre incompréhension. Tout le monde s'en lave les mains, on nous répète sans arrêt que notre fils avait des prédispositions (ce qui est faut) et que cela a été l'élément déclencheur. Quand bien même cela serait vrai, cela reste, à notre avis. tout aussi grave surtout quand on le donne à une population qui, on le sait déjà, est fragile, alors pourquoi avoir créer une telle sorte de médicament qui au départ avant été conçu pour soigner le cancer mais comme il n'était pas assez prescrit, il a été dérivé.
Nous tenons aussi à vous signaler que les dermatos ne savent pas tout sur l'isotrétinoïne malgré les messages de l’AFSSAPS qui sont insuffisants et que les psychiatres, eux ne connaissent même pas cette molécule et les conséquences qu'elle peut avoir. Notre dermato nous a avoué que nous en savions plus sur le médicament qu'elle ! Pourtant, il semble que tout ce petit monde devrait tout connaître pour pouvoir tout mettre en oeuvre pour soigner les jeunes qui sont touchés. Nous pensons que de ce coté là, il y a énormément à faire.
Nous sommes devenu ami avec le papa du jeune Alexandre Voidey, ado niçois qui, l'été dernier, s'est pendu à 800 m de chez lui en laissant sur son portable un message à l'attention de ses parents (message qui incrimine le traitement). Les parents ont d'ailleurs contacter plusieurs journaux où il y a eu des articles, ils ont rencontrés les labos qui ne veulent rien reconnaître alors qu'en Suisse, il y a une association très active qui a réussi à convaincre la TV Suisse de faire une émission sur ce sujet que vous pouvez voir sur internet sur le site « Dailymotion » en tapant « mourir pour quelques boutons » (titre tout à fait explicite fait avec la collaboration de médecins et scientifiques). Dans le canton de Tessin, les dermatos et les psychiatres ont reçu un courrier pour les alerter du danger de cette molécule. Il faut savoir que Roche est incapable d'expliquer le biomécanisme. La presse internationale a parlé des effets du médicament sur la dépression.
Il provoque une diminution de 16 %, de l'activité du cortex frontal. C'est le psychiatre et neuroscientifique J. Douglas Bremner qui a fait cette découverte sur ce médicament et qui tente de faire toute la lumière dessus. Malheureusement le labo a le bras long et il fait pression sur lui, a attaqué sa crédibilité et a même fouillé du coté privé pour le faire lâcher prise ce qu'il est d'ailleurs en train de faire. Les scientifiques ne savent pas s'il y a possibilité de « guérison ». Il a 152 effets secondaires et depuis peu, les scientifiques canadiens, lui ont aussi découvert des effets secondaires cardio-vasculaires. Il augmente le stress oxydatif et endommage l'ADN. La dépression apparaît souvent plusieurs mois après l’arrêt du traitement. Le laboratoire Roche a offert 1 million de dollars à un papa irlandais Mr Grant dont le fils s'est suicidé pour qu'il retire sa plainte !
Il faut également savoir que cette molécule est interdite dans certains pays européens, et qu'il y a de nombreux cas de suicide partout dans le monde : Hans Peterson a tué son dermato en Amérique, en Finlande récemment, un jeune a tué 7 personnes, en Allemagne, en Suède, en Hollande dans tous les pays il y a des cas de suicide. Mais comme il est très difficile de prouver que c'est à cause de ce médicament, impossible de faire bouger les choses malgré ce qui est mis dans le VidaI. Beaucoup de personnes ne font pas forcément le lien entre le traitement et ce médicament, donc tous les cas ne sont sûrement pas recensés. En Amérique, il y a plus de 400 procès et 1 millier de procédures.
Notre ami Daniel Voidey a créer un site pour informer de tout cela, taper « Daniel Voidey » puis « l’œil de Jabiru ». Il est également en train de créer une association en relation avec les Suisses, association dont nous ferons partis bien entendu, car on ne peut pas laisser faire cela.
Combien faudra-t-il de morts ou de cas de tentatives de suicide pour que la France réagisse, car pour nous les victimes c'est un peu David contre Goliath. Que pouvons nous faire face à un labo à qui ce médicament rapporte des centaines de millions !
Si vous voulez plus de renseignements sur ce sujet, contactez nous. Voilà 2 mois que nous faisons des recherches sur internet et que plus nous cherchons plus nous sommes persuadés qu'il faut faire quelque chose. Et bien sûr il faudrait que les dermatos croient leurs patients et leurs familles quand ils leur disent qu'il y a des changements et ne pas dire que c'est la crise de l'adolescence. Il faudrait suivre le principe de précaution, ce que l'AFFSSAPS recommande, mais qui n'est pas suivi.
Merci d'avoir pris de votre temps pour nous lire et s'il vous plait aider nous, car nous ce qui nous importe c'est d'éviter à d'autres familles de vivre ce que nous vivons actuellement, car pour nous il est malheureusement trop tard, en espérant que notre fils va se laisser soigner et qu'il ne réussira pas de mettre fin à ses jours. Si vous pouviez publier un article là-dessus cela aurait au moins le privilège de sensibiliser et peut être d'éviter d'autre cas dramatique.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'assurance de toute notre considération.
Monsieur et Madame Francis B.
*A noter que l'université de Bath a montré que cette molécule empêche la production de sérotonine et sans sérotonine pas de bonne humeur…
A consulter :
Blog dédié à Alex Voidey
La vérité de Bremner
Vidéo "Mourir pour quelques boutons" première partie
Vidéo "Mourir pour quelques boutons" seconde partie
Communiqué de l'afssaps
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